Kessel ou Substack : Quelle plateforme pour votre newsletter ?

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J’écris des newsletters depuis 4 ans. Aujourd’hui, je peux dire que j’adore ce format. Pourtant, tout n’a pas commencé par passion : à l’origine, je voyais les newsletters comme un simple outil de vente pour ma marketplace TalQ Univers, le premier concept store conçu pour libérer la parole sur les sexualités.

Mon expériences des newsletter : de la commercial à la personnelle

À l’époque, les newsletters m’évoquaient ces e-mails commerciaux qu’on reçoit après avoir cédé à la vendeuse au comptoir : “Inscrivez-vous pour 10 % de réduction et l’accès aux ventes privées !”. Vous voyez le tableau. Combien de fois ai-je donné mon adresse e-mail, dictée ou écrite à la main, pour cliquer sur “Se désabonner” dès que je rentrais chez moi ?

C’était ça, ma vision des newsletters en 2020 : un outil purement transactionnel. Et soyons honnêtes, c’est en partie vrai. Mais en lançant ma newsletter, je me suis posé une question clé : comment en faire un espace plus sympa, plus humain, plus engageant ?

N’ayant pas de boutique physique, hormis quelques pop-ups occasionnels, j’ai vu dans les newsletters une manière d’échanger avec mes clientes :

  • Répondre à leurs vraies questions sur leur corps, leur sexualité et leur intimité, dans la limite de mes connaissances.
  • Partager mes découvertes, qu’elles soient personnelles, professionnelles ou issues de mon podcast.
  • Et oui, peut-être aussi leur donner envie d’acheter des produits, mais pas n’importe lesquels : uniquement des articles qu’elles désirent vraiment, et pas des promos opportunistes.

À force de tester des formats, de rédiger des accroches et même de raconter des bribes de ma vie intime pour décomplexer mes lectrices, j’ai pris goût à l’exercice. Aujourd’hui, écrire une newsletter, ce n’est plus juste vendre des produits ou raconter sa vie : c’est créer une sorte de journal, un média en ligne.

La fréquence ? Idéalement hebdomadaire, mais chacun ses règles.

Les différentes plateformes : Kessel ou Substack et bien d’autres

Avec le temps, j’ai essayé plusieurs plateformes : Mailchimp, Brevo (ex-Sendinblue) pour des missions freelance, et aujourd’hui, deux poids lourds du marché francophone : Kessel et Substack.

Dans cet article, je partage mon avis sur ces deux outils gratuits, leurs forces, leurs limites, et pour qui ils sont faits. Mon objectif ? Vous aider à choisir celui qui correspond à vos besoins spécifiques. Kessel ou Substack ?


Kessel ou Substack : deux plateformes, deux visions de la newsletter ?

Spoler : pas vraiment. Mon sentiment pas scientifique : kessel tente de concurrencer Substack et de rattrapper (copier) ses fonctionnalités.

Substack est une plateforme internationale qui a révolutionné l’univers des newsletters. Elle se distingue par sa simplicité : vous créez, envoyez et monétisez vos contenus sans effort. Substack est particulièrement populaire auprès des journalistes, écrivains et créateurs de contenu grâce à son modèle de monétisation transparent et son écosystème ouvert qui favorise les découvertes et les échanges.

Kessel, de son côté, est une jeune plateforme française pensée pour les créateurs francophones. Elle mise sur la proximité et la création d’une communauté autour des newsletters. Avec des fonctionnalités similaires à celles de Substack, Kessel se veut une alternative locale, en mettant l’accent sur le soutien aux créateurs émergents et en cultivant un environnement collaboratif.

Maintenant que vous avez un aperçu de leurs spécificités (ou pas), voici mon retour d’expérience en tant qu’utilisatrice de ces deux outils.


Mon expérience avec Substack et Kessel : une valse entre deux plateformes

Quand j’ai lancé ma newsletter, j’ai choisi Mailchimp puis je suis vite passé à Substack, pour des raisons économiques d’abord puis attirée par sa simplicité et son interface claire. Tout y était fluide, bien pensé, et le service client hyper réactif. Après quelques mois, attirrée par la nouveauté et pensant à tord en tirer quelques avantages, j’ai voulu explorer d’autres horizons: j’ai tenté Kessel, la plateforme française qui se lançait.

Pourquoi j’ai tenté Kessel

Ce qui m’a séduite, c’était d’abord la nouveauté et le fait que Kessel soit un outil développé en France. Je trouvais ça sympa de tester une alternative locale, avec une promesse de proximité et d’accompagnement. Il y avait même un groupe WhatsApp réunissant les premiers créateurs sur la plateforme, ce qui donnait l’impression d’une petite communauté.

Pourquoi j’ai arrêté Kessel

Malheureusement, mon enthousiasme n’a pas duré. Rapidement, j’ai été freinée par des bugs techniques récurrents : des statistiques qui s’affichaient mal, des problèmes avec l’éditeur, des envois de newsletters qui plantaient. À chaque fois, j’espérais que ça s’arrangerait, et ca s’arrangeait en effet, mais l’expérience globale restait frustrante. je ne suis juste pas assez patiente.

Le fameux groupe WhatsApp, qui au début était convivial, est vite devenu trop grand et impersonnel. Avec l’arrivée de créateurices de plus en plus influentes voire même des médias traditionnels ou agences médias, je ne m’y sentais plus vraiment à ma place. Il y avait une vraie diversité de sujets sur la plateforme, mais je découvrais de moins en moins de pépites, et la page d’accueil perdait en fraîcheur envahi par les têtes d’affiches des réseaux sociaux classiques.

Retour à Substack : la simplicité et l’ouverture internationale

Finalement, j’ai décidé de revenir à Substack, et je ne regrette pas. Ce qui m’a reconquise ? Sa fluidité technique, mais aussi son ouverture à l’international. Entre temps, toute la plateforme a été traduite en français même si je suis à l’aise en anglais, c’est bien plus simple pour les réglages. J’ai aussi retrouvé une vraie diversité de profils et de contenus, avec des newsletters venues des quatre coins du monde et encore plus d’échanges avec leur nouvelle fonctionnalité Notes, qui fonctionne un peu comme un mur de notes à scroller ( attention toute fois à ne pas retomber dans le piège de n’importe quel autre réseau social) L’interface est toujours aussi intuitive, et le service client reste exemplaire.


Alors, Kessel ou Substack ?

Kessel est une plateforme intéressante si vous recherchez un outil local, si vous aimez l’idée d’encourager des solutions françaises, et si vous appréciez suivre vos créateurices françaises préférées. Mais pour moi, les bugs et la disparition de la dynamique de communauté d’auteurices proches ont fini par me décourager.

Substack, de son côté, offre une expérience plus fluide, un écosystème international riche et une plateforme mature qui s’adapte bien à des besoins variés. Si vous cherchez à toucher un public diversifié, découvrir plein de nouveaux créateurices indépendantes ou si vous appréciez tout simplement une simplicité sans failles, c’est une option qui reste difficile à battre.

Personnellement, après plusieurs allers-retours, Substack a su me convaincre pour de bon. Mais la meilleure façon de vous décider reste de tester et de voir ce qui vous convient le mieux. Après tout, une newsletter, c’est un espace à votre image, alors autant choisir l’outil qui vous ressemble.

Et pour vraiment finir : découvrez mes newsletters :

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